« Cinq ans de plus à LREM, c’est évident pour moi ! »

Nous avons rencontré Mickaël Bellance, ancien militant socialiste, responsable du comité LREM de Villejuif depuis 2020. Fidèle à Emmanuel Macron, il s’engage pour un nouveau quinquennat.

Dans son appartement de Villejuif, il tape sur le clavier de son ordinateur. Sur la table recouverte d’une toile cirée, un fond de jus d’orange dans un verre. Ses trois enfants sont à l’école. De chez lui, Mickaël Bellance travaille à la réélection du président de la République. Pour ce Villejuifois de 38 ans, la politique a vite pris une place naturelle : « À l’école, j’étais délégué de ma classe ou capitaine de mon équipe de foot. En tant que représentant de parents d’élèves, j’ai côtoyé les acteurs politiques locaux et développé mon intérêt pour Villejuif ».

En 2010, Mickaël Bellance s’engage au Parti socialiste (PS). Il intègre le cabinet du maire d’Évry, Manuel Valls, dans le cadre de la primaire de 2011. Une initiation au « combat politique » : « J’aime suivre celui qui devra se faire une place et n’est pas toujours donné gagnant. J’ai gagné en persévérance et en pugnacité ».

Deux qualités qu’il dit avoir trouvé chez le candidat Macron, « celui qui croit en ses idées ». Mais divorcer de sa famille politique est délicat : « J’espérais que Valls changerait le PS, mais il a perdu la primaire de 2017 ». Le militant vote alors pour Emmanuel Macron. En 2018, il rejoint le comité de Villejuif de LREM : après huit ans d’engagement à gauche, la rupture avec le PS est actée.

Défendre un projet et un bilan

« S’enfermer à droite ou à gauche était un frein. En 2017, Macron s’est affranchi des partis. Faire passer le projet avant l’idéologie, cela m’a plu », explique le trentenaire, pour qui s’engager cinq ans de plus est « évident ». Face aux Villejuifois, il rappelle les effets du « quoi qu’il en coûte, issu d’une vraie volonté politique ». Et s’attarde sur « une économie en hausse » et un « chômage qui n’a jamais été aussi bas ».

Représentant de LREM à Villejuif, désigné par ses pairs en 2020, il se dit toujours « de gauche avec des valeurs sociales ». Il assume le « en même temps » reproché par l’opposition : « C’est salvateur de ne pas se freiner sur des possibilités. Et ça permet de ne retenir ensuite que les meilleures idées ».

Pour autant, il regrette un manque de communication chez le président de la République : « J’aimerais plus de lien avec les maires, ces élus de terrain à portée de baffes », précise celui qui était candidat sur la liste LREM aux élections municipales dans sa commune. « Sur le Covid, j’aurais voulu qu’on écoute plus les parents et les enseignants », ajoute-t-il.

S’il envisage avec sérénité un second mandat d’Emmanuel Macron, Mickaël Bellance s’inquiète aussi pour ses adversaires : « Je ne me réjouis pas d’une disparition de la gauche ou de la droite. C’est essentiel que des projets soient proposés pour le pays ». Avant de conclure : « Une pensée unique, sans contradiction, est dangereuse pour la démocratie ».

Théo Kaissaris

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